Qu’est ce que c’est ?

Thomas Morton a décrit cette entité purement clinique en 1876.

Le névrome de Morton correspond à une souffrance d’un nerf digital plantaire en regard des têtes métatarsiennes (névrome) d’origine mécanique favorisée par des troubles architecturaux de l’avant-pied.

La souffrance nerveuse entraîne une augmentation de volume du nerf (névrome) et des douleurs au niveau des orteils.

Pourquoi j’en ai un ?

L’apparition d’un névrome de Morton est en relation avec un syndrome canalaire. Le nerf en cause est coincé dans un tunnel qui provoque son irritation et son augmentation de volume.

Cela concerne le 3ème espace inter métatarsien (dans 75 % des cas), mais aussi le 2ème espace, et plus rarement le 4ème.

Comment ça évolue?

En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des douleurs. Les douleurs finissent par être permanentes et parfois nocturnes.

Il existe des formes bilatérales de névrome de Morton dans 22 % des cas

Quels sont les symptômes ?

Les signes cliniques retrouvés sont :

– Une douleur aiguë, paroxystique dans la commissure avec parfois irradiation aux orteils et au médio pied

– La douleur survient en coup de canif avec des sensations de décharges électriques.

– La cessation de la douleur au déchaussage

– La pression et la percussion entraîne une douleur avec parfois irradiation aux orteils : signe de la sonnette

– Manoeuvre de Mulder : enserrement des têtes métatarsiennes et pression plantaire sur le névrome qui provoquent les douleurs avec parfois un ressaut

– Troubles sensitifs des orteils avec des dysesthésies (fourmillements)

Les douleurs provoquées par le névrome de Morton sont différentes des métatarsalgies. Différencier ces douleurs demande de l’expérience dans l’examen clinique. Votre chirurgien saura redresser un mauvais diagnostic initial.

Que faut-il faire ? Quand doit-on m’opérer ?

 

Le diagnostic de névrome de Morton peut réclamer des examens complémentaires comme une échographie ou une IRM.

Le traitement sera dans premier temps médical avec :

–   Une adaptation du chaussage avec des chaussures larges à  talons inférieurs à 2 cm

–   Une consultation de podologique pour la réalisation de semelles à appui rétrocapital 

–   Une infiltration (anesthésique local + corticoïde) de l’espace douloureux

 

Le traitement chirurgical intervient lorsque le traitement médical n’est plus efficace.

Comment préparer au mieux mon intervention ?

 

Selon les consignes de votre chirurgien, votre intervention sera préparée avec l’aide de la secrétaire en respectant un certain nombre de consignes pré opératoires.

punaiseCHAQUE PATIENT EST UN CAS PARTICULIER ET SEULES LES CONSIGNES DE VOTRE CHIRURGIEN SERONT A RESPECTER.