Qu’est ce que c’est ? Pourquoi j’en ai un ? Comment ça évolue?

Le conflit postérieur de cheville est un syndrome douloureux. Comme son nom l’indique la douleur est postérieure.

Les douleurs, surtout présentes en flexion plantaire forcée de cheville, s’associent parfois à des gonflements en arrière des malléoles ou des blocages.

Cela concerne souvent des danseuses ou des footballeurs.

Le conflit postérieur de cheville est lié à un pincement de la synoviale (tissu recouvrant l’articulation) entre les structures osseuses postérieures (tibia et talus) et les ligaments postérieurs de la cheville. Cette incarcération provoque une inflammation, elle même responsable d’une augmentation de volume des tissus ce qui favorise encore l’incarcération. Se met en place un véritable cercle vicieux (plus ça se coince plus ça grossit et plus ça grossit plus ça se coince …). Les thérapies manuelles (kinésithérapie et ostéopathie) ne permettent pas de venir à bout de la lésion.

Que faut-il faire ? Quand doit-on m’opérer ?

Le conflit postérieur de cheville est un diagnostic clinique répondant à des critères et des signes précis. Le diagnostic fait, il doit être confirmé par un bilan d’imagerie adapté, des radiographies toujours et selon les situations une échographie, un arthroscanner ou une IRM peuvent être demandés.

La chirurgie ne doit se discuter qu’en cas de résistance au traitement médical optimal et celui-ci inclus souvent l’infiltration de la cheville (injection de liquide anti-inflammatoire).

Si la gène ou la douleur entravent les activités quotidiennes ou sportives alors peut se poser légitimement la question d’une solution chirurgicale.

Comment préparer au mieux mon intervention ?

Comme pour toute chirurgie une consultation d’anesthésie préalable est nécessaire en complément une consultation de cardiologie est parfois demandée.

Il est recommandé d’arrêter de fumer (3 mois) avant la chirurgie. Le tabagisme multiplie par 10 les risques de complication post-opératoire.

La majorité des interventions se déroule en hospitalisation ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir) sauf impossibilité.

Une douche est nécessaire la veille au soir et le matin même de l’intervention avant de vous présenter aux admissions.

Pour une gestion simple les ordonnances post-opératoires (antalgiques, chaussure orthopédique, soins infirmiers) vous seront remises dès la consultation préopératoire afin de pouvoir vous organiser au préalable.

Vous devrez donc le jour de l’intervention rapporter la botte de marche orthopédique et les béquilles prescrites par votre chirurgien pour pouvoir repartir avec.

 


punaise CHAQUE PATIENT EST UN CAS PARTICULIER ET SEULES LES CONSIGNES DE VOTRE CHIRURGIEN SERONT A RESPECTER.