Qu’est ce que c’est ? Pourquoi j’en ai un ? Comment ça évolue?

Le conflit antérieur de cheville est un syndrome douloureux. Comme son nom l’indique la douleur est le plus souvent antérieure. Il existe 2 entités différentes :

  1. le conflit tissulaire
  2. le conflit osseux

Selon la localisation on parlera de conflit antérolatéral (le plus fréquent) ou de conflit antéromédial.

Les douleurs, surtout présentes en flexion dorsale de cheville, s’associent souvent à des gonflements.

Typiquement cela concerne des patients jeunes, sportifs présentant des séquelles douloureuses d’entorse. Ils sont surtout la conséquence de lésions microtraumatiques de la cheville.

Que le conflit soit tissulaire, osseux ou mixte, l’origine de la douleur est attribuée à une incarcération synoviale (tissu recouvrant l’articulation). Cette incarcération provoque une inflammation, elle même responsable d’une augmentation de volume des tissus ce qui favorise encore l’incarcération. Se met en place un véritable cercle vicieux (plus ça se coince plus ça grossit et plus ça grossit plus ça se coince …). Les thérapies manuelles (kinésithérapie et ostéopathie) ne permettent pas de venir à bout de la lésion.

Que faut-il faire ? Quand doit-on m’opérer ?

Le conflit antérieur de cheville est un diagnostic clinique répondant à des critères et des signes précis. Le diagnostic fait il doit être confirmé par un bilan d’imagerie adapté, des radiographies toujours et selon les situations une échographie, un arthroscanner ou une IRM peuvent être demandés.

La chirurgie ne doit se discuter qu’en cas de résistance au traitement médical optimal et celui-ci inclus souvent l’infiltration de la cheville (injection de liquide anti-inflammatoire).

Si la gène ou la douleur entravent les activités quotidiennes ou sportives alors peut se poser légitimement la question d’une solution chirurgicale.

Comment préparer au mieux mon intervention ?

Comme pour toute chirurgie une consultation d’anesthésie préalable est nécessaire en complément une consultation de cardiologie est parfois demandée.

Il est recommandé d’arrêter de fumer (3 mois) avant la chirurgie. Le tabagisme multiplie par 10 les risques de complication post-opératoire.

La majorité des interventions se déroule en hospitalisation ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir) sauf impossibilité.

Une douche est nécessaire la veille au soir et le matin même de l’intervention avant de vous présenter aux admissions.

Pour une gestion simple les ordonnances post-opératoires (antalgiques, chaussure orthopédique, soins infirmiers) vous seront remises dès la consultation préopératoire afin de pouvoir vous organiser au préalable.

Vous devrez donc le jour de l’intervention rapporter la botte de marche orthopédique et les béquilles prescrites par votre chirurgien pour pouvoir repartir avec.

 

punaiseCHAQUE PATIENT EST UN CAS PARTICULIER ET SEULES LES CONSIGNES DE VOTRE CHIRURGIEN SERONT A RESPECTER.