Comment se déroule la chirurgie ?

C’est seulement en cas de rupture du tendon tibial antérieur que la chirurgie trouve sa place. Elle n’est que le fruit d’une discussion avec le chirurgien sur les différentes techniques, leurs avantages et leurs inconvénients.

La chirurgie de la rupture du tendon  tibial antérieur est réalisée dans un bloc opératoire dédié à l’orthopédie et se déroule sous garrot pour éviter le saignement. Le patient est installé sur le dos et le temps chirurgical est généralement inférieur à 1 heure.

Selon les desiderata du patient, ses comorbidités et les habitudes locales, différentes anesthésies sont envisageables (générale, rachianesthésie, bloc péri-nerveux associé …) pour la chirurgie des tendinopathies tibiales antérieures. 

 

Il existe différentes solution de réparation, qui dépend surtout de l’ancienneté de la lésion.

il est possible de réparer par une suture bord à bord. Dans le cas contraire on réalise une « greffe « de tendon avec un tendon adjacent.

Et après la chirurgie ?

Dans tous les cas une immobilisation dans une botte en résine est mise en place pour 4 à 6 semaines.

Cette contention s’associe à la mise en place d’un traitement thromboprophylactique (contre la phlébite).

Tout doit être mis en œuvre pour éviter l’apparition de l’œdème au niveau du pied et de la cheville de la période post opératoire immédiate jusqu’à la disparition complète des symptômes pouvant prendre plusieurs mois. Pour cela il est conseillé initialement :

  • de glacer régulièrement la cheville
  • de surélever de quelques centimètres les pieds du lit pour surélever la cheville pour la nuit
  • de limiter la position pied pendant trop longtemps (position assise)
  • de mobiliser les orteils et les chevilles régulièrement selon les douleurs
  • au bout de 1 mois des chaussettes de contention seront mises en place en cas d’œdème. 

De la kinésithérapie sera  prescrite dans les suites pour guider au mieux la récupération indolore des amplitudes articulaires et la reprise de la marche.

Certaines machines récentes de cryothérapie et pressothérapie simultanée (froid et compression) favorisent la résorption rapide de l’oedème.

La reprise du travail varie selon le travail mais est en moyenne de l’ordre de 3 mois.

La conduite automobile est reprise vers 2 mois.

La reprise de la marche normale prend environ 3 à 4 mois.

Qu’est ce que je risque ? Quelles sont les complications ?

La liste ne peut être exhaustive et ne rapporte que les complications les plus fréquentes. Elles  varient aussi selon le terrain (augmentées chez les diabétiques, les fumeurs, les patients souffrant d’une mauvaise circulation veineuse et artérielle …)

En plus des complications inhérentes à toute chirurgie il existe des complications spécifiques à au traitement chirurgical des tendinopathies fibulaires.

Au cours de l’intervention :

Une lésion du fibulaire superficiel. Il croise le tendon tibial antérieur en bas de la jambe. La sensibilité de la face dorsale du pied est alors diminuée.

Parfois la qualité du tendon observé durant la chirurgie n’est pas corrélée à celle suspectée selon les examens complémentaires (lésions plus graves). Dans ces conditions le chirurgien pourra alors décider de changer d’option thérapeutique.

Après l’intervention :

  • Au cours du premier mois

La désunion cicatricielle est la complication majeure de la chirurgie classique à ciel ouvert. En cas de survenue elle impose une réintervention avec des gestes plus ou moins compliqués de couverture cutanée qui ont surtout pour effet de péjorer le pronostic fonctionnel.

L’hématome, est favorisé par certains médicaments et des troubles de la coagulation sanguine. Il favorise d’autres complications comme les troubles cicatriciels, l’infection, la raideur et l’œdème. Il ne nécessite que rarement une reprise chirurgicale pour évacuation et cède aux glaçages répétés et à la surélévation.

  • Après le premier mois

L’œdème (le gonflement) est une suite « presque » normale de ce type de chirurgie mais varient de façon très importante d’une personne à une autre. Pour diminuer au maximum leur apparition il faut respecter scrupuleusement les consignes fournies par votre chirurgien (cf. « éviter l’apparition de l’œdème » et « auto rééducation »). La disparition complète de ces symptômes peut parfois être longue (3 à 6 mois). 

La persistance d’une douleur, elle peut être liée à beaucoup de phénomènes (infection, absence de cicatrisation tendineuse …)

Quels sont les résultats attendus ?

Les résultats varient selon le type de réparation.

Les sutures directes donnent les meilleurs résultats.

Il persiste généralement un aspect plus volumineux du tendon.

La puissance musculaire est extrêmement longue à récupérer.

Questions fréquentes

De nombreuses questions sont repertoriées dans la rubrique Questions / Réponses