La chirurgie ?

Healthcare worker, 30s, in hospital putting on gloves.  Focus on right handLa chirurgie de l’hallux valgus  n’intervient qu’en cas de résistance à un traitement médical optimal bien conduit. Elle a pour but de rendre l’avant pied indolore et le premier orteil axé.

La chirurgie de l’hallux valgus est réalisée dans un bloc opératoire dédié et se déroule sous garrot en général en moins de 1 heure.

L’objectif n’est pas simplement de limer la bosse osseuse mais plutôt de redresser le gros orteil.

La chirurgie de l’hallux valgus comporte plusieurs étapes avec à la fois des gestes sur les parties molles rétractées (tendons, capsule articulaire …) et sur l’os. Les coupes osseuses (ostéotomies) permettent de recentrer la tête du métatarsien et de réaligner le gros orteil.

D’autres gestes complémentaires peuvent être rendus nécessaires (notamment sur les rayons latéraux) en cas de stade évolué de l’hallux valgus.

Il existe de nombreuses techniques chirurgicales mais l’association d’une chirurgie mini-invasive (incision de 1 à 2 centimètres) et d’une chirurgie percutanée (incision de 3 millimètres) est la plus fréquente pour la chirurgie de l’hallux valgus.

hallux valgus sévère avec luxation métatarso phalangienne Dr PERRIER Cyril Dr LOPES Ronny PCNA Pied et Cheville Nantes Atlantique

Hallux valgus avec luxation métatarso phalangienne

Hallux valgus sévère opéré par chirurgie de l'hallux valgus mini invasive et percutanée  Dr PERRIER Cyril Dr LOPES Ronny PCNA Pied et Cheville Nantes Atlantique

Hallux valgus: Chirurgie mini invasive

 

Le résultat de la chirurgie de l’hallux valgus est contrôlé régulièrement tout au long de l’acte chirurgical par un appareil de radiologie.

La dernière étape de la chirurgie de l’hallux valgus est la réalisation du pansement, geste chirurgical à part entière indispensable dans ces nouvelles techniques. Il est suivi lui aussi d’un contrôle radiographique final.

Qu'est ce que je risque ? Quelles sont les complications ?

La liste ne peut être exhaustive et ne rapporte que les complications les plus fréquentes. Elles varient aussi selon le terrain (augmentées chez les diabétiques, les fumeurs, les patients souffrant d’une mauvaise circulation veineuse et artérielle …)

En plus des complications inhérentes à toute chirurgie il existe des complications spécifiques à au traitement chirurgical des tendinopathies fibulaires.

Au cours de l’intervention :

La qualité osseuse propre à chacun rend parfois difficile la fixation des différentes coupes osseuses contrariant les plans chirurgicaux. Par conséquent votre chirurgien préfèrera parfois différer la reprise de l’appui.

Après l’intervention :

  • Au cours du premier mois

Le débricolage du matériel ou les fractures post opératoires sont rendues possible par la fragilité de votre os après la chirurgie. Celle-ci se surajoute à une fragilité peut-être déjà préexistante. C’est pour cela qu’une chaussure orthopédique spécialisée vous a été prescrite, elle permet d’éviter les traumatismes et diminue les contraintes durant la période de consolidation osseuse.

L’hématome, est favorisé par certains médicaments et des troubles de la coagulation sanguine. Il favorise d’autres complications comme les troubles cicatriciels, l’infection, la raideur et l’œdème. Il ne nécessite que rarement une reprise chirurgicale pour évacuation et cède aux glaçages répétés et à la surélévation.

Les troubles de la cicatrisation, brulures. Ils peuvent nécessiter une reprise chirurgicale en cas de risque d’infection jugé trop important par votre chirurgien.

  • Après le premier mois

L’œdème (le gonflement) et la raideur de l’articulation métatarso-phalangienne sont des suites presque normales de ce type de chirurgie mais varient de façon très importante d’une personne à une autre. Plus la chirurgie est complexe (traitement de griffes d’orteils associé, de métatarsalgies …) plus ces 2 complications augmentent. Pour diminuer au maximum leur apparition il faut respecter scrupuleusement les consignes fournies par votre chirurgien (cf. « éviter l’apparition de l’œdème » et « auto rééducation »). La disparition complète de ces symptômes peut parfois être longue (6 à 12 mois).

Une hypercorrection (hallux varus), le gros orteil tombe en dedans. Il s’agit d’une complication majeure de ce type de chirurgie. Souvent mal toléré il nécessite généralement une reprise chirurgicale plus complexe.

Une correction insuffisante, la déformation n’a pas complètement disparue. Cela peut s’expliquer par un geste non adapté ou une déformation trop importante lorsqu’un traitement conservateur a été envisagé. C’est la tolérance et la satisfaction du patient qui guidera le chirurgien dans sa prise en charge.

Les pseudarthroses (absence définitive de consolidation) et/ou retards de consolidation. Ils sont rares, surtout lors de l’utilisation de techniques mini-invasives.

La nécrose osseuse. Il s’agit de la mort d’un os par atteinte de sa vascularisation.

  • Après la première année

L’arthrose de l’articulation métatarso-phalangienne. C’est la dégradation cartilagineuse qui entraîne un frottement os contre os douloureux.

La récidive. Certains facteurs favorisent ce phénomène comme le type d’hallux valgus (hallux valgus congénital +++) , l’âge de la chirurgie, la reprise d’un chaussage inadapté. Une deuxième intervention à distance est envisageable.

Et après, qu'est ce que je peux faire ? Qu'est ce que je dois faire ?

Les suites opératoires immédiates de votre intervention doivent respecter un certain nombre de consignes  post-opératoires:

  • La chaussure est portée pendant 1 mois. 
  • Il convient de marcher sans cannes et de suivre les consignes d’autorééducation  avec une marche en appui complet (en évitant la marche sur le bord latéral).

Plus spécifiquement, la prise en charge rééducation à 1 mois est extrêmement importante.

 

Elle a pour but de retrouver toute l’amplitude articulaire de l’articulation métatarso-phalangienne (entre la tête du premier métatarsien et la base de la première phalange). Elle permet aussi de « renforcer » progressivement la flexion du gros orteil en stimulant le tendon du long fléchisseur de l’hallux.  L’équipe EC2PO  et votre chirurgien vous apporteront les conseils nécessaires.

Quelles suites puis-je espérer ?

La vitesse de récupération fonctionnelle va varier selon les patients mais des suites habituelles sont attendues

hallux valgus avant et après chirurgie de l'hallux valgus mini invasive et percutanée  Dr PERRIER Cyril Dr LOPES Ronny PCNA Pied et Cheville Nantes Atlantique

Hallux valgus: avant et après chirurgie mini invasive

Hallux valgus sévère  Dr PERRIER Cyril Dr LOPES Ronny PCNA Pied et Cheville Nantes Atlantique

Hallux valgus sévère:

Hallux valgus: résultat après chirurgie de l'hallux valgus mini inavsive  Dr PERRIER Cyril Dr LOPES Ronny PCNA Pied et Cheville Nantes Atlantique

Hallux valgus: résultat après chirurgie mini invasive

hallux valgus sévère avant chirurgie

radio d’un hallux valgus sévère avant chirurgie

radio hallux valgus sévère après chirurgie

Radio hallux valgus sévère après chirurgie

 

 

 

 

 

 

 

Questions fréquentes ...

Faut-il m’opérer ?

Cela dépend de différents facteurs :

  • L’âge
  • Les comorbidités associées : TABAC, DIABETE, mauvaise circulation …
  • Les objectifs fonctionnels et sportifs
  • Le travail

Tous ces critères vont permettre à votre chirurgien d’envisager la meilleure solution pour vous.

Quel type d’anesthésie vais-je avoir ?

Tout est envisageable, il n’y a, à ce jour, aucun consensus dans la prise en charge anesthésique pour ce type de chirurgie. Tous les types d’anesthésie sont possibles :

  • L’anesthésie générale
  • La rachianesthésie (seulement les jambes)
  • L’anesthésie locorégionale (seulement le pied et la cheville)

L’anesthésie la plus adaptée à votre cas vous sera proposée par l’anesthésiste au cours de la consultation préopératoire.

Est-ce que ça fait mal ?

La chirurgie de l’hallux valgus a fait de nombreux progrès depuis une dizaine d’année.

Bien souvent cette chirurgie sera ambulatoire car peu douloureuse mais la douleur est une notion très subjective (propre à chacun) raison pour laquelle il est très difficile de répondre à cette question. Toute chirurgie est douloureuse (il s’agit d’une agression pour l’organisme) mais il existe de nombreuses méthodes afin de prévenir cette douleur :

  • En péri opératoire des compléments d’analgésie peuvent être réalisés (infiltration d’anesthésiques locaux, blocs ou mise en place de cathéters …)
  • Prendre à titre systématique le traitement antalgique prescrit notamment les 5 premiers jours. Il ne faut pas attendre d’avoir mal car il est plus facile d’empêcher la douleur d’arriver que de la stopper une fois survenue.
  • Prendre le traitement anti-inflammatoire associé pendant les 5 premiers jours.
  • Respecter les consignes permettant d’éviter l’apparition de l’œdème (effort inadapté, position pied pendant, glaçage +++, surélévation systématique du pied …)

Est-ce que je dois envisager une convalescence ?

NON, l’appui total permet un retour au domicile généralement le jour même. Le premier mois des aides pour les déplacements habituels (courses et autres) sont parfois à prévoir.


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